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FC Gland (VD) - les news du club...
16.04.18 - Terrains synthétiques: pas de panique !
Par La Côte - Vu 355 fois

Voici l'article paru dans le journal La Côte édition du 16 avril 2018 sur le sujet.

Depuis quelques semaines, et un reportage de France 2, une polémique circule: les granulés en pneu des terrains synthétiques seraient nocifs. Dans la région, on rassure.

En juin, Gland inaugurera un nouveau terrain synthétique. Il s’agit de la troisième pelouse artificielle construite au centre sportif d’En Bord, après les deux autres installées ces dernières années. De quoi réjouir tous les footballeurs glandois quand bien même cette réalisation survient au moment où une polémique défraye la chronique: les granulés utilisés pour remplir ces surfaces, les rendre souples et confortables seraient dangereux pour la santé.

Ces petites billes de caoutchouc, issues de pneus usagés broyés – il faut près de 100 tonnes soit l’équivalent de 20 000 pneus pour recouvrir la surface d’une aire de jeu –, contiendraient des substances nocives et cancérigènes notamment de grandes quantités d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Polémique lancée à la TV

C’est l’émission française «Envoyé spécial» du jeudi 22 février qui a lancé la polémique. Ce reportage relatait plusieurs cas troublants survenus aux Etats-Unis, pays qui compte environ 13 000 terrains synthétiques (stades, écoles, campus universitaires). Les affaires recensées par Amy Griffin, entraîneur de l’Université de Seattle, démontraient que des sportifs ayant été en contact avec ces billes étaient victimes de lymphomes (cancer du système immunitaire) ou de leucémies (cancer du sang).

Composition d’un terrain synthétique

Une pelouse artificielle est composée de plusieurs couches: un revêtement de drainage asphalté, une couche plus élastique, et, entre les fibres synthétiques de 7 centimètres, sont déversés du sable de quartz et des granulés de caoutchouc.

Selon les statistiques de l’ex-gardienne, championne du monde de football avec les USA, parmi une liste de plus de 250 victimes, 198 étaient des footballeuses. Des filles qui, dans 60% des cas, étaient des gardiennes de but. Un poste dans lequel les nombreuses interventions au sol, impliquent un contact fréquent de la peau avec les granulés incriminés. Plus alarmant encore, elle mentionne une quarantaine de décès de filles âgées de douze à seize ans.

Par principe de précaution, les autorités de certaines villes (Amsterdam, New York) et même de certains pays (comme la Suède) ont banni l’utilisation des granulats sur les terrains synthétiques. En France, le gouvernement vient de saisir l’Anses (Agence natinale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), à ce sujet.

Qu’en dit la Suisse?

En Suisse, la problématique de ces terrains est suivie de près et rien n’indique que l’on doive céder à la panique. En 2017, l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) a sorti un rapport concernant les dangers des terrains synthétiques. Il en ressortait que les évaluations des diverses études ne montraient pas l’existence de risques sanitaires particuliers, encore moins pour les terrains construits en extérieur.

EN CHIFFRES
100 tonnes soit l’équivalent de 20 000 pneus sont nécessaires pour recouvrir un seul terrain synthétique.
150 pelouses artificielles, dont une centaine dans le canton de Vaud, sont installées, selon l’entreprise RealSport.
1,2 million de francs, le prix d’un terrain de football synthétique.

L’évaluation des études scientifiques européennes et américaines réalisées entre 2004 et 2015 permet de conclure que les pelouses synthétiques fabriquées avec des granulés de caoutchouc provenant de pneus usagés ne présentent pas de risque particulier pour la santé des sportifs et des spectateurs, écrit l’OFSP qui précise que son rapport pourrait être révisé si de nouvelles études devaient infirmer les conclusions actuelles de la Suisse et de l’Union européenne.

Interrogé sur ce sujet, Laurent Koglin, médecin du sport à l’hôpital de La Tour, à Meyrin, reste circonspect: «On a entendu parler de ces problèmes mais on n’en sait pas plus. Il faut, en l’absence d’autres études poussées, faire confiance au rapport de l’OFSP. Il faudrait, pour obtenir des chiffres sérieux, mener une nouvelle étude, sur le long terme. Pour cela, il conviendrait, pour obtenir des résultats précis et fiables, de suivre, pendant dix ans au moins, tout en procédant à des analyses régulières, un panel d’enfants, utilisateurs réguliers des surfaces synthétiques», déclare-t-il.
Gland assure et rassure

A Gland, tant du côté de la Municipalité que du côté du club de football, on se veut rassurant. «Deux ou trois personnes nous ont parlé de ce sujet mais il faut savoir que notre nouveau terrain ne contiendra pas de granulés de pneus, précise Gilles Davoine, municipal en charge des Sports. La surface est une nouvelle génération recouverte de liège, un matériau naturel qui remplace les pneus déchiquetés.»

Si nous avions eu le moindre doute, nous serions intervenus.»
Gilles Davoine, municipal en charge des Sports de la Ville de Gland

Interrogé sur l’évolution des techniques et des matériaux utilisés pour la réalisation des surfaces synthétiques, Benoît Dubey, administrateur de RealSport, leader national dans l’installation de ces terrains, explique: «Il y a environ 150 terrains synthétiques en Suisse romande dont une centaine dans le canton de Vaud. Depuis cinq ou six ans, nous n’utilisons plus que des matériaux naturels, liège ou coco. Nous avons déjà installé une trentaine de terrains en liège et une quinzaine en coco. Le coût est quasiment le même et dans dix ans, les terrains de l’ancienne génération auront été remplacés par des produits naturels.»
Information aux parents

De quoi rassurer la population. Malgré ces propos teintés d’optimisme, demeurent, en Suisse romande, une centaine de terrains recouverts de pneus parmi lesquels, les deux de l’ancienne génération installés à En Bord en 2004 et 2010. «Notre fournisseur, la maison RealSport nous a fait parvenir le rapport de l’OFSP, souligne Gilles Davoine, le municipal glandois. Si nous avions eu le moindre doute, nous serions intervenus. Le rapport de l’OFSP est tout à fait rassurant. France 2 a créé une polémique mais nous n’avons pas les risques évoqués dans le reportage de la télévision. Le danger concerne les halles fermées et il faudrait des heures répétées d’exposition aux granulés pour qu’il y ait des risques.»

Président du FC Gland, Oga Venkat partage l’avis de Gilles Davoine: «Les normes suisses sont très sévères et de plus, RealSport est une entreprise sérieuse.» Toutefois, dans un souci de transparence et pour éviter toute polémique sur un sujet pour le moins controversé, le président du FC Gland ajoute: «Afin de rassurer les parents, je vais afficher, dans notre buvette d’En Bord, le courrier envoyé par l’entreprise RealSport ainsi que le rapport de l’OFSP.» Facebook Twitter Google Plus

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Admin Visites : 4115764   Mis à jour le 16.04.18 ACVF - ASF